024-CONCOURS/GSE CHALLENGE

Guillaume Girod - GSE LOGO

 


L’objet du concours est aussi  de rompre définitivement avec l’image terne et négative de l’entrepôt  en démontrant que ces bâtiments hauts et imposants par leur taille peuvent constituer un des éléments d’une composition urbaine très qualitative au plan architectural.(Programme)


Le projet considère comme acte fondateur le refus d’une absence d’esthétisme comme expression de la fonctionnalité. Il croit en la possibilité de concilier une identité forte et un bâtiment optimisé.   Il introduit la croyance d’une narration onirique dans un territoire marquée par l’absence d’identité. Il re questionne ce site et ses limites. 

Le projet propose de re questionner une typologie (les entrepôts d’échange et de stockage)  et un site (un territoire contraint et malmené) et d’apporter une réponse sous forme de dialogue. Un dialogue entre le monde de l’entreprise et la ville, entre l’espace privé et l’espace public, entre le végétal et le minéral, entre l’horizontalité et la verticalité.

Les bâtiments propres au site logistique se regroupent afin d’offrir le meilleur rendement possible entre espace bâti et surface de stockage. Cette densité permet d’intervenir de façon minimale sur le site et de dégager des espaces libres rendus à la ville et au citoyen.  Le projet devient alors binaire ; un site logistique et un espace public. Une grande coque vient envelopper les circulations situées au niveau sur rue et créé à sa surface une nouvelle place . Elle accueille le visiteur en venant se poser par endroit au niveau de la rue, et l’invite à découvrir un espace ouvert et minérale d’où émergent de grands volumes compacts perforés de multiples roses qui laissent pénétrer en leurs seins une lumière maitrisée. Cette coque rencontre une coulée verte venu de l’est,  qui la perfore, symbole clair et fort d’un retour du végétal dans cette partie de la ville. La cime des arbres est au même niveau que le regard des passants, à 6 mètres au dessus de la rue, lui procurant le plaisir d’un eden retrouvé et le reconciliant avec ses rêves d’enfants de cabanes perchées dans les arbres.

 



GuillaumeGirod-GSE challenge




Maitre d'Ouvrage
: GSE
Lieu : Paris (75) Porte de la Vilette
Calendrier Opération : Juin 2009
Surface : 39 500 m²
Budget : nc

Projet réalisé avec Chloé Codron






Plan de masse
















Axonométries



Depuis le parc


Le carrefour
 

Sur la coque



Sous la coque: les circulations poids lourd



Dans les espaces de stockage.


Coupe longitudinale



Plan étage courant



Coupe technique

 Cette enveloppe rejoint le canal et crée des plages minérales à l’abri du flux des voitures. Des passerelles permettent de s’élancer au travers des arbres et par endroit de traverser la rue en douceur, au dessus du bruit des automobiles, pour rejoindre le parc. Cette masse végetale remplit le role de poumon vert, elle absorbe le dioxyde de carbone émit par le périphérique, et permet à ce site de respirer de nouveau.

Les passants profitent d’un grand espace pouvant acceuillir différents équipements culturels ou sportifs et ne se doutent pas que sous leurs pieds un entrepôt de logistique s’activent à plein régime. Ainsi tous les flux inhérents à cette activité sont situés en site propre, isolé acoustiquement, sous la dalle. Ils sont optimisés et permettent des échanges rapides et efficaces. Une végétation rase captent les émissions de gaz à effet de serre

La densité des lieux de stockage et de messagerie offrent une gestion optimisée des opérations de manutentions et d’échanges. Ils s’organisent de manière verticale en fonction du degré d’urgence du traitement des produits. Les messageries occupent les premiers niveaux, tandis que les espaces de stockages sont disposés au sommet du bâtiment. L’ambiance intérieure est maitrisée grâce à la double peau en béton fibré perforé. Ces ouvertures ménagent de larges vues et permettent une protection efficace contre une éventuelle surchauffe. Des patios irriguent chaque étage d’une douce lumière zénithale constante.

Les espaces dédiés aux personnels sont disposés sur le toit des deux bâtiments et leurs offres le plaisir de regarder Paris et son horizon. Ces toitures reçoivent plus de trois mille mètre carrés de panneaux photovoltaique qui, associé à une gestion intelligentes des énergies dans les espaces de travail, assurent une performance énergétique en phase avec les défis de ce nouveau millénaire.

Ce projet basé sur le dialogue et la rencontre de deux univers propose de croire qu’une telle rencontre est possible et qu’elle peut créer des espaces généreux ne pénalisant ni l’un ni l’autre, et offrir à tous un lieu merveilleux.


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